Voici un diaporama sur les Touaregs. Les paysages sont magnifiques! J'espère qu'il vous plaira! Pour lire ce diapo en plein écran, cliquez sur le petit carré vert (à droite) puis sur la touche "Echap" de votre clavier pour revenir à l'article Bon voyage chez les Touaregs!
"Nous sommes des échangeurs et des brasseurs de temps" Michel Serres
Les Touaregs ou aussi appelés les Hommes bleus…
Le visage le plus souvent ceint d’un tissu noir, bleu, marron ou blanc les Touareg, aux regards perçants, profonds et intelligents, fascinent, intriguent et peut-être aussi troublent les Occidentaux que nous sommes.
Qui sont les Touaregs ? ces beaux hommes, femmes et enfants d’Afrique, berceau de l’humanité, de toutes les civilisations, des sciences et des religions, puisque nos ancêtres (les Homo sapiens) ont vu le jour sur cette magnifique, mais aussi aride contrée du monde.
L’histoire
Touareg est un nom d’origine arabe passé dans la langue française. Cette origine ne fait pas l’unanimité mais c’est la plus fréquente. Certains disent que le mot a une origine géographique désignant une région de Libye, le Fezzan, que les Kel Aggahar appellent Targua. Les Touaregs, que l’on appelle de manière romantique « les hommes bleus », utilisent pour se nommer le terme Kel Tamasheq « ceux qui parlent la langue tamasheq », et qui portent le voile ou encore Imajeghen « les hommes libres ». On estime leur nombre à plus de trois millions et demie de personnes. Ils se répartissent en grands groupes ou confédérations. Les principaux en sont les Kel adagh « adagh des ifoghas », Kel Ahaggar (Hoggar), Kel Air (massif de l’Aïr) et Kel Ajjer « Ajjer » Ces confédérations sont elles-mêmes divisées en différentes classes. Les Touaregs occupent une vaste région qui étend ses limites à la fois sur le Sahara et sur le Sahel. L’appartenance à une même culture, à une même langue berbère le tamasheq et l’usage d’une écriture commune : le tifinagh, sont les critères par lesquels ils s’identifient. Habitant le Sahara depuis des millénaires.
Il s’agit d’une société basée, jusqu’à l’époque de la colonisation française, sur système social complexe, cohérent, fortement hiérarchisé et matrilinéaire - la place accordée aux femmes y est importante. L’autonomie économique de la femme étant un des fondements de la société. Cette société est répartie en castes (nobles, religieux, vassaux, artisans, dont la direction politique est assurée par un chef l’amenokal, symbole de l’autorité. L’organisation politique était traditionnellement basée sur des rapports flexibles d’alliance, de protection, de conflits qui, au fil du temps, leur ont assuré une certaine force politique mais sans réussir à réaliser une unité. Les fondements économiques ont été longtemps le pastoralisme, le commerce caravanier et les butins de guerre. Pour apprendre à survivre dans le désert, l’éducation traditionnelle met l’accent sur la résistance psychologique,
L’endurance physique, la faculté d’orientation et les connaissances écologiques. Dès leur plus jeune âge, les enfants apprennent à réciter par coeur les noms des vallées de leur pays ainsi que les noms des puits (qui représentent la stabilité) et de ceux qui les ont creusés. Dès le 19e siècle, les Européens pénètrent de plus en plus loin à l’intérieur de l’Afrique de l’Ouest. La conquête coloniale se confronte alors à l’hostilité des chefs touaregs conscients que la colonisation risque de leur faire perdre le contrôle des espaces sahariens et sahéliens. A la fin du 19e siècle, les territoires touaregs sont parcourus par les militaires français qui se heurtent à des mouvements d’opposition dispersés facilitant la répression. Suite à la colonisation et la décolonisation des années soixante les territoires se partagent entre cinq nouveaux états : Algérie, Libye, Mali, Niger et Burkina Faso. Dans chacun d’eux, les Touaregs se retrouvent minoritaires tant au point de vue démographique que politique, économique, social, culturel et linguistique. Les nomades ne reconnaissent pas les frontières, ils se retrouvent privés de leurs activités économiques traditionnelles et sont soumis aux brimades des dirigeants de ces nouveaux pays. Sur le plan économique, les deux grandes famines de 1973 et ensuite de 1984 vont contribuer au déclenchement de la révolte au Mali et au Niger.
Aujourd’hui, la scolarisation est l’objectif principal de nombreux Touaregs, conscient que leur survie en dépend. Le défi étant de concilier la modernité et la tradition. Les enfants touaregs doivent, sans pour autant risquer de perdre leur identité, pouvoir affronter un monde où le développement industriel, minier et touristique change en partie leurs conditions de vie.
La population
Les Touaregs constituent un groupe ethnique de 700 000 à 1 million d'individus, dont un peu plus de 10% vivent au Sahara central (Hoggar, Tassil, Aïr, Adrar des Iforas) et la plus grande partie dans le Sahel (Mali, Niger). Les Touareg sont de race blanche, mais les tribus du sud sont maintenant fortement métissées.
Les populations Touareg se répartissent sur un vaste territoire allant du sud de la Libye et de l'Algérie, au nord du Niger et du Mali. L'évolution économique et la modernisation des moyens de transport et l'aggravation des sécheresses posent des problèmes importants pour l'avenir de ces populations nomades. Depuis plusieurs années, en particulier au Niger et au Mali, des rébellions armées ont eu lieux pour une meilleure reconnaissance par les gouvernements et une amélioration de leur existence.
La langue
La langue, le Tamacheq est le facteur d'unité le plus important. Il s'agit d'un dialecte d'origine Berbère, qui s'écrit avec des caractères géométriques (le Tifinagh). L'origine des Touareg pourrait remonter aux Garamantes, guerriers nomades de Libye au temps de l'empire Romain. Touareg est le pluriel d'un Targui.
L'écriture
L'écriture Touareg, le Tifinagh tire son origine d'un vieil alphabet Libyque, déjà utilisé avant notre ère. Il peut s'écrire dans tous les sens: de gauche à droite, de bas en haut ou inversement. Le Tifinagh est constitué d'une suite de signes géométriques simples. Il se grave aisément sur les rochers ou les murs. Les femmes Touareg sont les garantes de l'enseignement de la langue.
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